La découverte d’une tablette vieille de 7270 ans remet en question l’histoire de l’écriture

dispilioDécouvert en 1993 près du lac Kastoria (nord de la Grèce), au alentour de la ville de Dispilio (qui a comme s’est souvent le cas donné son nom à la découverte), dans les strates d’un site néolithique, « la tablette de Dispilio » est encore l’un de ces artéfacts dérangeant que l’on préfère laisser de côté.

Comme vous pouvez le deviner en voyant l’illustration ci-dessus, la tablette en bois est gravée de plusieurs symboles, au point que l’on en déduit un langage quelconque. Et c’est bien là le problème. Cette langue est inconnue, tout en semblant élaborée, et remonte d’après la datation au carbone 14 a environ 5260 av J.C, ce qui écrase l’invention de l’écriture de plusieurs millénaire.

Effectivement, d’après les paradigmes acceptés actuellement, l’écriture s’est développé partout à peu près au même moment, entre 3000 et 4000 an avant J.C. Les sumériens, précurseurs avec leur écriture cunéiforme, sont considéré comme les inventeurs officiels, même si les hiéroglyphes égyptiens sont sorti plus ou moins du néant à peu près à la même époque (mais en étant déjà une forme de langage extrêmement évolué); sans oublier ce que l’on apparente à « l’écriture » de la civilisation de l’Indus qui est elle aussi indéchiffrée et dans le plus profond des flous, etc etc.

Les symboles gravés sur cette tablette (ainsi que ceux trouvés sur des poteries déterrées a ses côtés) sont plus ou moins rapproché par leur ressemblances aux écritures linéaires minoennes, utilisé par la civilisation au même nom, et dont la création était daté de 2 000 avant J.C.

D’après George Hourmouziadis, le professeur d’archéologie préhistorique qui a fait la découverte, « ce texte ne sera pas publié facilement parce qu’il bousculerait de fond en comble la vision historique actuelle de l’origine de l’écriture et de la parole articulée représentée par des lettres au lieu d’idéogramme à l’intérieur des frontières de l’ancien monde grec, et par extension, de l’Europe« .

Pour résumé, l’inscription de la tablette est actuellement reconnue comme étant plus vieille de presque 2 000 ans de la plus vieille écriture acceptée (cunéiforme sumérien), et près de 4 000 ans plus ancienne que la plus ancienne écriture reconnue de la région (Linéaire A minoen) . Hourmouziadis explique aussi que cette écriture, qui ne sera probablement jamais traduite sans pierre de rosette, « …montre tout de même des signes d’aphérèse avancés, ce qui indique le résultat d’un processus cognitif« .

Cette précieuse tablette, endommagée par l’oxygène dès sa sortie de la boue dans laquelle elle a passée les derniers 7 000 ans, est en processus de conservation. La publication académique de la découverte (qui devrait être l’une des plus importantes de ces dernières décennies) attend la fin de ce travail de conservation. Cela va faire près de 20 ans…

Source: greece.greekreporter.com

The archeology News network

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