50 anciens géoglyphes, dont des svastikas, découverts au Kazakhstan

Geoglyphe type "swastika" situé au Kazakstan

From Lydia Smith article

Qui à dit que Google n’a que des mauvais côtés? Car au XXIème siècle, les archéologues utilisent google earth pour découvrir de nouveaux sites. L’on pourrait en rire, mais les résultats sont là, alors pourquoi se priver de la technologie?

Le grand public connait généralement les lignes de Nazca, daté d’environ 2000 ans. J’ai publié ici même un article sur Serpent Mound, dans l’Ohio, et évoqué le Uffington white horse, en Angleterre, mais peut-être est-il temps d’élargir encore un peu l’horizon géographique, pour saisir l’étendu de ce type de phénomène.

C’est donc cette fois au Kazakhstan qu’à été trouvé environ 50 géoglyphes, variant en taille, forme et même construction. Des croix, des carrés, des cercles, ainsi qu’une svastikas, ce symbole devenu controversé par son utilisation nazi mais dont l’origine remonte à des millénaires. Les celtes, les indiens, les grecs, mais en faite partout dans le monde (ou presque), ce symbole a été utilisé par beaucoup, au point qu’il fut surnommé « symbole universel ». Sa création se perd dans une chronologie bien floue, tant de nombreux peuple l’a utilisé, mais à ce jour, la plus vieille représentation reconnue de la svstika est à Mezin en ukraine il y a 12 000 ans, puis partout en Eurasie durant les millénaires qui ont suivis.

Photograph by Digitalglobe via NASA

Photograph by Digitalglobe via NASA

D’ailleurs, d’après Irina Shevnina et Andrew Logvin, qui ont découvert ces géoglyphes, la seule chose qu’on peut dire à propos des géoglyphes kazakh est qu’ils ont été produits par « un ancien peuple ». Et le fait que certaines figures atteignent les 400 mètres de diamètre suggère aussi que le peuple en question était déjà bien établi. La présence d’autel de feu (rappelons ici que la swastikas était un symbole associé au soleil) à « l’intérieur » de plusieurs géoglyphes laisse penser que ces sites avaient une valeur sacrées, lié à des rituels. Ne pouvant être vu que du ciel, ces nombreux géoglyphes sous-tendent un effort délibéré de communiquer avec le ciel, ou les êtres que l’on imagine y résider.

Cet effort, comme je le disais en introduction, n’a pas été tenté à un seul endroit et par une seule culture. Tout comme certaines traditions, que l’on peut imaginer assez originale pour n’être retrouvé qu’à un seul endroit mais qui en fin de compte était présente aux quatre coins du monde (je pense ici par exemple à la déformation crânienne), l’incroyable effort que devait être de créer ces figures gigantesques, parfois réalisé avec une précision artistique inimaginable, a donc été tenté sur plusieurs continents. Les indiens du Pérou ont donc eu la même idée en créant les géoglyphes de Nazca (estimé entre -800 et 400 ap JC), mais aussi à Atama au Chili (-1500 à -600 av JC), près de Zyuratkul en Russie (entre -6000 et -3000 av JC), à Wilmington (entre 4000 av JC et ?) ou Oxfordshire (entre -1000 et 100 ap JC) en Angleterre, à Sajama en Bolivie (-1000), dans le Colorado (-10 000 à 1500 ap JC) ou l’Ohio (-800 à 100 ap JC) aux Etats-Unis, en Amazone (200 à 1200 ap JC), et maintenant au Kazakhstan, daté de -6000 à -2000 ans avant J.C.

Quand l’on voit une telle diversité, l’on peut s’attendre à en trouver encore ailleurs. Je poserais donc une question que je trouve inévitable, même si beaucoup préfèrent l’oublier ou alors au contraire y répondre avec une certitude déconcertante. Avant de la poser, je préciserais une chose de plus. J’ai donné les « datations officielles » des géoglyphes cités plus haut, mais il faut avoir conscience que pour la quasi totalité d’entre eux, les archéologues n’ont pas la moindre réelle idée de qui les ont créer et quand. Tout simplement car un paysage ne se date pas. Les estimations données ne représentent en fait que la période à laquelle leur création est considéré comme « raisonnable », ou « logique », d’après les éléments connus des cultures de la région. Maintenant, se peut-il que des dizaines de civilisations entièrement différentes, aux cultures non connectées, sans aucun contact historique, et parfois séparé par des millénaires, se lancent dans des projets gargantuesque et quasi similaire? Certains pensent donc que oui, mais moi je trouve cela un peu dur à croire. Certes, l’expliquer autrement serait sous-entendre des contacts inter-culturel prenant une forme ou une autre. Contact via commerce, via descendance culturelle, via groupe interposé, les possibilités sont nombreuses. Et c’est parce que les possibilités sont nombreuses que je considère possible l’existence d’explications plus plausibles qu’une « simple » coïncidence astronomique. En attendant, l’on pourrait poser d’autres question, comme de quelle façon ont-ils pus s’y prendre?

Nazca Lines: 50 Ancient Geoglyphs including Giant Swastikas Discovered in Kazakhstan.

NASA Releases Photos of Mysterious Geoglyphs

National Geographic

L’histoire de la svatiska très complète, surprenante, et incroyablement instructive (en trois parties)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s