Le mystère des sphères du Costa Rica

Stone_sphere   Les sphères du Costa Rica, découvertes dans le Diquis Delta, intriguent encore le monde. Redécouvertes par centaines au 19ième siècle, ce n’est qu’en 1930 qu’elles seront découvertes scientifiquement parlant. Depuis, la plupart ont été déplacées. Sur près de 300 sphères découvertes aujourd’hui, une douzaine seulement sont encore à leur place « d’origine ».

Ce qui intrigue, c’est qu’après  un siècle d’études, l’on en sait pas vraiment plus qu’au jour de leur découverte. Leur taille va de 70 centimètres à 2.60 mètres de diamètre, et ainsi de quelques kilos à 16 tonnes pour la plus lourde. Réparties sur un terrain d’environ 900 hectares, les archéologues ont seulement pus en tiré quelques extrapolations culturelles, comme le fait que leur création et répartition a nécessité une coordination suggérant une organisation sociale hiérarchisée. Le problème avec ce genre de découvertes, c’est qu’elles sont impossible à dater. Cependant, il faut bien les rattacher à une époque, alors une analyse au radiocarbone de déposés archéologiques trouvés dans la même zone que les sphères, ainsi que le style des poteries éparpillés, a permis aux chercheurs d’avancer des dates allant de 800 avant J.C à 1000 après J.C. Seulement, comme le précise John Hoopes, un des experts mondial des sphères Costa Ricaine, « …cette méthodologie ne peut vous donner que la date de la dernière utilisation des sphères, et non pas la date de leur création. Ces objets peuvent être utilisés des siècles et sont toujours à leur place après des millénaires. Il est donc très difficile de dire exactement quand elles ont été crées. »

Ce  n’est donc pas demain que l’on pourra rattacher ces objets à une quelconque civilisation, même si pour le monde, cela est déjà fait. La peur de l’absence d’explication propre aux chercheurs n’a pourtant pas eu raison des autres questions soulevées par ces fameuses sphères. A part les nombreuses théories « alternatives », aucun scientifique n’a pus avancer avec certitude des explications sur la méthode utilisée, le but, etc. Comme il a été dit plus haut, un grand nombre fut retrouvé éparpillé sur de grandes distance, les plus larges étant alignés les unes derrières les autres, leur tailles variant énormément sur la globalité des découvertes. Pour les techniques utilisées, mise à part la théorie d’un long et patient travail de polissage, une méthode plus « naturelle » a été avancé par l’archéologue Ifigenia Quintanilla. La majorité des sphères sont composées de granodiorite, une roche magmatique provenant d’un volcan situé à environ 80km d’où la plupart d’entre elles ont été découvertes. Lorsqu’elle est soumise à des variations thermiques répétées (alternance de feu et d’eau froide), cette roche s’effrite « facilement » et l’on peut la gratter couche après couche avec de simple outils. Cette théorie très prometteuse est la plus répandue dans les cercles archéologiques, mais encore une fois, cela restera toujours au statut de théorie. La précision de ces sphères en fait aussi la réputation, même s’il est souvent mis de côté que sur les centaines qui ont été retrouvées, leur précision est plus qu’hétéroclite, et que les méthodes de mesure ne sont pas toujours très précise en raison de leur tailles et poids (sans oublier les dizaines de sphères abimées par le temps, les déplacements, et même celles volontairement détruite). Il n’empêche que certaines possèdent effectivement des qualités non négligeable, s’approchant à quelques centimètres près de sphère parfaite.

Dès que l’on parle de monolithe ou de mégalithe, le fait est que la seule véritable issue est l’impasse. Les datations ne seront toujours qu’arbitraires, ainsi que les multiples théories sur les méthodes de fabrication. S’attaquer aux buts des créateurs est encore plus périlleux et donc souvent, les experts les plus humbles s’abstiennent tout simplement.

L’important ne serait peut-être pas de vouloir inévitablement donner une explication « sensée » à tout bout de champ, mais d’être capable d’accepter sa propre ignorance afin de pouvoir garder un esprit ouvert. Ce genre de découverte fait partie de la longue liste intitulée « les choses que vous n’expliquerez jamais ». C’est frustrant, mais c’est ainsi. Alors pourquoi ne pas simplement laissé aller notre imagination, et prendre simplement plaisir à les admirer?

Sources :

The Archeology News Network

Science Daily

Archeology.org

Unesco

Observatoire zététique

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