Les « Big Circles » du Moyen-Orient

Les lignes de Nazca sont devenues célèbres, mais elles sont loin d’être les seuls géoglyphes uniquement visible du ciel à travers le monde. Les cercles de pierres disséminés à travers le Moyen Orient sont aussi impressionnant qu’ils sont méconnus.

Découvert par voie aérienne dans les années 1920, ces restes gigantesques sont même méconnus du milieu archéologique. David Kennedy, professeur d’archéologie en Université en Australie a donc lancé il y a plusieurs années un projet de photographie aérienne pour documenter les sites archéologiques de la région, et par la même occasion donner plus de voix à ces découvertes. Il a ainsi, avec ses collègues, découvert 12 de ces « Big Circles » en Jordanie, 1 en Syrie et 2 en Turquie. Presque chacun d’entre eux font 400 mètres de diamètre, ce qui ne peut être une coïncidence. Quelques uns ont été déjà été détruit, et les autres sont suffisamment difficile d’accès pour que, couplé à leur faible popularité, presque aucunes recherches de terrain n’aient été effectuées.

cop. APAAME/Photo David Kennedy

Big Circles cop. APAAME/Photo David Kennedy

L’on en sait donc très peu à leur sujet. Leur datation, évidemment, reste un mystère. L’équipe d’archéologue affirme déjà qu’ils remontent à plus de 2000 ans, car une route romaine coupe l’un d’entre eux, poussant leur existence avant l’empire romain. Mais cela ne donne qu’une estimation minimale. D’après les experts, les cercles pourraient très bien remonter aux temps pré-historique, avant l’invention de l’écriture, soit il y a plus de 5 000 ans. Leur tailles, comme je l’ai dit, est presque toujours la même, 400 mètres de diamètre en des cercles presque parfait. Leur création cependant n’a pas forcément été bien difficile, car une simple corde tendue depuis le centre pouvait permettre, en tournant en rond, de créer un joli cercle (cette explication, qui parait très simple, sous estime peut-être la difficulté de pouvoir tendre et déplacer une corde sur 200 mètres – car si 400m de diamètre alors 200m de rayon…Outre la fabrication d’une corde aussi longue, le poids de celle-ci nécessiterait une force herculéenne pour réussir à la tendre, non?). D’ailleurs, cette théorie semble plausible au professeur Kennedy car elle expliquerait les petits défauts que l’on voit dans les tracés aux endroits où le terrain aurait empêché de marcher droit. (J’aimerais bien voir le professeur Kennedy essayer lui-même cette technique. Quand l’on dit que les archéologues sont rarement accompagné d’ingénieur…)

Quand aux pierres qui les composent, elles ne font pas plus de quelques dizaines de centimètres de haut. Le manque « d’ouvertures » dans les cercles rend d’autant plus difficile l’élaboration de théorie quant à leur usage. Effectivement, le manque de hauteur, qui obligeait déjà les créateurs à passer par dessus, exclu un objectif défensif, car peu efficace face à une attaque ennemi. L’absence d’ouverture quant à elle exclu l’enclos d’élevage, ne donnant pas la possibilité de faire rentrer le bétail.

D’après Kennedy et ses collègues, ces cercles se seraient intégré dans un paysage mégalithique bien plus vaste. Effectivement, la Jordanie compte des milliers de structures similaires. Des cercles plus petits, de 25 à 70 mètres de diamètres, surnommé « roues » par les archéologues, pullulent dans la région, de Syrie en Arabie Saoudite.

Géoglyphes vu du ciel moyen orient

Géoglyphes du Moyen Orient vu du ciel Credit: Image courtesy Google Earth

Ces très nombreuses structures, datés d’environ 8 500 ans, ont d’ailleurs récemment fait l’objet de recherches ayant démontrés des alignements sur le lever du soleil au solstice d’hivers, notamment pour un groupe situé dans l’oasis d’Azraq en Jordanie, en photos ci-dessus.

Riche en cercle de pierre de toutes tailles, la région est aussi une plus des plus riches de la planète en ce qui concerne les restes paléolithiques. Pour rester dans la lignée, je soulignerais par exemple l’existence de la roue des Géants, daté de 5000 ans avant J.C et situé dans le Golan Heights, non loin de cet immense paysage recouvrant plusieurs pays.

Ce qu’il en reste est donc un grand mystère, qui ne pourra être résolu tant que la communauté scientifique ne se décide à se lancer sur le terrain.

Sources:

Découvertes-archéologiques

Livescience

Smithsionianmag

APAAME

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